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Marceline était ma grand-mère. Modeste, elle disait ne point savoir cuisiner. Elle n’avait pas appris la cuisine dans les livres ou aux écoles. Elle la savait de nais-sance de sa mère et ses aïeules. C’était une cuisine simple, mesurée, paisible, sincère, raisonnable et mijotée. Avec Marceline j’ai eu cette enfance bien nourrie. Je porte depuis un tendre intérêt aux choses de l’assiette et du verre. J’ai gardé ce goût pour l’authentique, beurre fermier, légumes frais du jardin, volailles bien nourries, cochonailles de campagne, fruits de saison et bons vins. J’ai fouillé dans ma mémoire, les souvenirs de vacances, les vieux livres et les cahiers aux pages jaunies. J’y ai retrouvé recettes simples, menus de fêtes, chansons, poèmes, vieilles cartes postales, petits secrets et bons mots. Rien que des choses simples mais riches de souvenirs et de rêves. “En cuisine comme dans tous les arts, la simplicité est le signe de la perfection.” Curnonsky
Marceline était couturière. Véritable artiste, le poids de la tradition du début du XXème siècle l’empêcha de partir chez un grand couturier parisien. Louis était charron, menuisier. Il construisait charettes et tombereaux. Marceline était ma grand-mère. Modeste, elle disait ne point savoir cuisiner. Elle n’avait pas appris la cuisine dans les livres ou aux écoles. Elle la savait de naissance de sa mère et ses aïeules. C’était une cuisine simple, mesurée, paisible, sincère, raisonnable et mijotée. A la maison, il y avait un grand potager, des poules et des lapins. L’été on faisait des confitures, à l’automne il y avait la chasse, les vendanges et les tartes aux pommes, l’hiver on grillait les harengs sur la forge dans l’atelier de Louis. C’était simple, vrai et bon. Avec Marceline et Louis j’ai eu cette enfance bien nourrie. Je porte depuis un tendre intérêt aux choses de l’assiette et du verre. J’ai gardé ce goût pour l’authentique, beurre fermier, légumes frais du jardin, volailles bien nourries, cochonnailles de campagne, fruits de saison et bons vins.
J’ai fouillé dans ma mémoire, les souvenirs de vacances, les vieux livres et les cahiers aux pages jaunies. J’y ai retrouvé recettes simples, menus de fêtes, chansons, poèmes, vieilles cartes postales, petits secrets et bons mots. Rien que des choses simples mais riches de souvenirs et de rêves.
J’invite chacun à partager ces souvenirs simples et authentiques. Attablez-vous ! Prenez vos aises. Marceline nous invite.
Les vins de Loire A la table de Marceline les vins de la vallée de la Loire étaient à l’honneur et il y avait toujours de bonnes bouteilles. Vins de la vallée du Loir, de Jasnières, des coteaux du vendômois. Il y avait aussi à cette époque les vins du pays de Chenu. C’étaient des vins simples issus pour la plupart du cépage Pineau d’Aunis et de Grolleau pour les rouges et du Chenin pour les blancs, avec des arômes de terroir très marqués. Dans ma jeunesse, à Chenu, les vignes étaient partout. Elles ont aujourd’hui quasiment disparu au profit d’une arboriculture intensive dans toute cette région du Pays de Racan Le terroir était excellent et les vins avaient bonne réputation. Les Recettes de Marceline ne pouvaient être accompagnées que de ces vins de Loire et du Loir. Marc Blanchard, chef cuisinier, Compagnon du Tour de France des Devoirs Unis dit « Tourangeau la bonté », Christian Pechoutre (ancien président des sommeliers du Val de Loire), Thierry Jimenez chef de l’auberge du XIIème siècle à Saché m’ont apporté leurs précieuses connaissances dans l’accord des plats et des vins. Illustration : Aquarelles, vieilles cartes postales, dessins, vieux menus Langue parution : Français Format : 23 x 26 cm Nb pages : 128 ISBN : 2-9511820-4-X EAN : 9782951182042 Prix public : 23 € 
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